02 juillet 2008
Marathon du Mont Blanc - 17ème
Et voilà retour sur terre ! Après un enchaînement quasi parfait de courses, où les victoires s'enchainaient comme des perles sur un collier, où les séances d'entraînements s'accumulaient sans peine, la course du Mont blanc a scellé mon sort ...Verdict ?
Je suis mort et va falloir penser à me reposer sérieusement !
La planification de ce premier semestre était dense et je voulais faire un essai. Programmer 3 objectifs trails en 8 semaines (ardéchois/transju/mont Blanc) soit une course toutes les 4 semaines avec entre chaque, un cycle de 2 semaines d'entraînements intensifs. La mission était risquée et a presque réussi à 1 objectif près.
Le départ du marathon fut assez rapide et au 500m, 2 coureurs prennent la poudre d'escampette... Je ne m'intéresse même pas aux mecs préférant gérer ma course dans le groupe de chasse composé de Thomas Lorblanchet, Pascal Giguet, Arnaud Perrignon, Guillaume Le Normand, Karim Talaouanou et Olivier Martial. çà roule.
Dès Vallorcine (km 19), on attaque la première difficulté : le col et l'aiguille des Posettes. Dès le début de la montée, par un champ puis une monotrace, le groupe explose. Devant Karim et Thomas. Je suis 3ème. On revient sur une grosse piste. Je perd du terrain sur la tête et Guillaume revient sur moi. Alors que jusque là, je fais ma montée sans grandes sensations, mais dans une allure que je maîtrise, je suis à la recherche d'un second souffle au col... Je commence à avoir mal au crâne, à me sentir fébrile sur les obstacles. Je marche piano piano... A l'aiguille des Posettes, Arnaud et Pascal m'ont doublé. Je sais que je vais vivre une sale journée. La descente technique se fait quasiment en marchant puis au petit train dans la dernière partie. Je me dis qu'à Argentière, je vais monter dans le fourgon avec Tom Véricel qui me sert d'assistance... Mais comme mon sac de fringues est à l'arrivée et que le panorama du parcours est fantastique, je décide de poursuivre en randonneur.
A Argentières, je suis 16ème. Il reste 10km. A 4km/h, allure de marche il me reste 2h30...Voilà le pitoyable raisonnement que je me fais. Mais dans l'action je suis un peu plus courageux. J'essaie de courir sur chaque partie plate et finalement elles sont nombreuses. La montée sur la Flégère est difficile mais réconfortante car je vois à quelques centaines de mètres devant moi tous les gars qui m'ont doublé dans cette satané descente. Finalement je ne m'écroule plus.
Je termine 17ème de la course à 40mn du gars parti en short, chaussures de route et 1 gel dans la poche dès les 200 premiers mètres. Il s'appelle J Yves Rey, il est Suisse et il gagne la course avec 10mn d'avance sur Guillaume et 13' sur Thomas. Respect total !
Je suis évidemment déçu de ma performance, mais aussi très fataliste... Je savais que mon pic de forme était derrière moi et que toutes les séances que j'avais fait depuis la transju' servait plus à colmater la décrue de forme que maintenir ou améliorer cette dernière. Mais j'espérais !
Prochaine course : Le trail du bout du monde dimanche... Les 2 dernières années, j'ai galéré sur ce parcours (abandon l'an passé). Jamais 2 sans 3... J'ai mis tous les atouts de mon côté !
02 juin 2008
Victoire à la Tranju'trail - Part 3/3
France Télécom ayant eu la délicatesse de me remettre ma connection internet après la résiliation d'abonnement d'un homonyme... je vais tenter de faire un compte rendu de cette transju'trail.
Dimanche 1er juin - 4h45. Le team Salomon débarque à Mouthe à 15mn du départ... Pas d'inquiétude de la part de David Pasquio, ni de Sam Bonaudo. Moi, je respire ! Juste le temps d'enfiler la tenue, faire la dernière commission entre 2 jardins et c'est parti !
L'idée générale est de ne pas s'affoler avant Morez (35ème kil) quelque soit le schéma de course. Mais là, pas de souci... L'allure est vraiment cool et permet de faire son échauffement dans les règles de l'art. La première difficulté arrive au bout de 45' et pas mal de routes : la montée du tremplin de Chaux-Neuve. Nous sommes une vingtaine à monter au pas cette difficulté marche par marche. Vu d'en haut, çelà reste vraiment impressionnant.
Courir dans le Jura permet de voir de nouvelles têtes de traileurs. Dans le peloton, je ne connais pas grand monde ! çà permet aussi de découvrir des comportements bizarres comme ce gars qui court avec une petite bouteille de 25cl à la main (çà me rappelle quelqu'un...) mais qui en plus se fait ravitailler à chaque carrefour par un assistant qui fait 1 kilomètre avec lui. Celà a le don d'énerver tout le monde !
Seconde difficulté du jour : la montée vers la Roche Bernard par un sentier technique. Je décide de tester le physique dans cette bosse car jusque là, c'est franchement laborieux. Je monte au train et réussi à faire une cassure avec 7/8 coureurs. Sur le plateau, j'insiste un peu puis décide de me relever en espérant que quelques uns continueront leur effort histoire de se crâmer avant l'heure (Je sais, je suis un gros pervers !). çà marche avec Guillaume Lenormand et 2 autres coureurs...c'est presque réussi avec David qui fait 1 kilomètre avant de comprendre le piège et c'est complètement loupé avec les autres, dont Arnaud Perrignon qui me fait forte impression. On redescend à nouveau groupés à la Chapelle des Bois. La transition jusqu'à Morez, via Morbier se fait à une bonne allure. David mêne le groupe à 1'30/2' de Guillaume. Derrière moi le peloton explose. A Morez, Guillaume à 2' d'avance sur moi, David et Arnaud Perrignon. Dawa est 45" derrière.

Quatrième difficulté du jour : la montée de la Rôche Brûlée au dessus de Morez puis l'accès à la forêt du Risoux. 40' de montée. David et moi lâchons Arnaud dès le début de la bosse et au bout de 500m, nous apercevons Guillaume qui marche...On le rattrape et le dépassons rapidement. Dans des moments comme celà tu te sens vraiment fort. On fait toute la montée en courant, foulées dans foulées. Arrivée là haut, nous sommes vraiment content de notre coup... Le travail de bosses made in BZH paye et çà fait plaisir !
Mais retour sur terre... nous sommes encore à 25 bornes de l'arrivée ! Faut pas s'enflammer surtout que j'ai encore de la peine à m'alimenter. David est dans la même situation. Pendant près de 2h, on fait le job ! Courir...courir encore et encore quelque soit le profil. Changer le bidon au ravito, boire, courir et regarder ce qui nous reste à faire. On ne parle pas beaucoup. Nous avons chacun des moments de moins bien. Je perd quelques dizaines de mètres puis reviens. Dix minutes plus tard c'est lui qui est derrière et dix minutes plus tard à nouveau moi etc...Personne n'évoque le fait de finir ensemble, cette victoire à la transju on la veut tout les deux et on attend autant la défaillance de l'autre qu'on essaie de repousser la sienne. C'est viril mais correct ! Seul un loup ou un Lynx (Je sais c'est pas la même chose mais il ne s'est pas arrêté pour se présenter) cassera cette monotonie en traversant le chemin 100m devant nous.
Dernière difficulté du jour : par la piste alpine rouge (noire ?). Ravito expéditif au pied puis je repars. Pour la première fois de la course, je découvre mes limites dans la pente. Je suis obligé de marcher. Comme à chaque ravito, David repart avec 100m de retard (Faudra qu'il m'explique ce qu'il faisait pour perdre autant de temps). D'habitude, on se retrouvait au bout de 3', mais cette fois-ci, il est vraiment à la peine... Je marche en rythme, essaie d'alterner marche et course dans la montée mais c'est vraiment difficile. En haut, je n'aperçois plus David. La différence est faite. Je termine les 5 derniers kilos sur le plateau et en descente en gérant au mieux mes crampes naissantes.
Au bout de 6h12, je termine la course...3' devant David qui a fait également une grosse course. 15' plus tard, Dawa arrive.
Site officiel ici
Merci JMI pour l'assistance ravito et Fred Bousseau - Endurance Mag pour photo podium.
13 mai 2008
Guerledan - 1er
Bon...par quoi commence-t-on ? Le récit de la course, la justification de mes propos d'avant course ou la recherche d'éléments justifiant ma perf de dimanche...Prenons cet ordre !

Dimanche 9h : Départ de mon 4ème Guerlédan en 4 ans. (Récits 2007 et 2006). çà sent la bonne vieille routine du coureur... celle que je voulais éviter en me lançant dans le trail ! Thierry Mercereau, Johann Sérazin sont là aussi, fidèles au poste. Comme d'hab, on s'enquille 2km de route, 1km de chemin puis à nouveau 1km de route. Le départ est courant et ludique dans les landes et comme chaque année, beaucoup de coureurs s'enflamment. Je reste un peu en retrait, pas encore très chaud et avec quelques douleurs aux fessiers-ischios me rappellant les séances des derniers jours.
Au retour, sur la voie de chemin de fer, au bout de 50mn de course, je recolle le groupe de tête composé de 7 éléments - David Pasquio, Guillaume Le Normand, Eric Clavery, Laurent Garniel, Tanguy Prigent et Thierry Gallou. Mais le groupe explose rapidement. Guillaume a décidé de prendre les choses en main et se fait la belle avec David. Je reste en retrait dans le groupe de chasse, où tous les 15 minutes, quelqu'un saute par l'arrière. Le plus vaillant de la bande reste Laurent Garniel, qui avec sa bouteille de 25cl d'eau plate (seul et unique ravitaillement !!! Impressionnant ou suicidaire ?) à la main mêne une bonne cadence sur les 2 premières heures. Dans les montées, je suis très facile et je décroche finalement Laurent dans le bois de Caurel. L'écart qui était de 2 minutes passe à 1 minute et sur les pontons avant la base de plein air, j'ai David et Guillaume en point de mire.
Après le ravito du barrage, LA COURSE COMMENCE. Tous les ans, c'est là que le classement se fait entre le barrage et l'anse de Sordan et cette année n'échappe pas à la règle. Je rattrape Guillaume dans les premiers lacets de Ste Tréphine, il est en grande difficulté. David est juste devant à 100m. En haut de la côte, je l'ai récupéré. Ma seule préoccupation à présent est de ne pas connaître de défaillance. L'an passé, à cet endroit, j'avais dû m'arrêter pris de vomissements. Jusqu'à la anse, David parvient à s'accrocher, et fini par céder dans la bosse qui suit.
Je termine la course en étant très tangent au niveau ravito. Je n'arrive pû à boire, ni à manger comme je veux. Je termine en 4h10 (11mn de mieux que l'an passé sur un circuit identique, mais avec la zone de rochers avant les Forges fortement "raboté"). et j'en arrive au chapitre 2 : l'Ardéchois : info ou intox ?
Pur info. Je suis très heureux d'avoir gagné Guerlédan, et la déception de l'ardéchois c'est un peu estompée mais toutes ces péripéties sont subies et non calculées. Il y a une semaine, j'ai décidé de courir Guerlédan mais sans chercher à vouloir rattraper la bévue. Depuis 1 semaine, je suis reparti sur un cycle d'entrainement de 3 semaines pour le Jura, et Guerlédan faisait partie intégrante de ce plan, comme la séance de côtes (3x7x45") du mercredi, de VTT (2h30) du jeudi et de la sortie montées/descentes (15) du vendredi (1h03-900mD+/D-).
Je ne souhaite pas manquer de respect pour mes poursuivants en disant que Guerlédan n'était pas un objectif, mais je veux encore moins être qualifié de calculateur... Y'a des personnes que je n'aime pas. Ce sont celles que l'on a tous croisé sur les bancs du collège et qui à chaque fin de contrôle, vous expliquaient dans la cour de récré qu'elles avaient foiré et qui 1 semaine plus tard se tapaient un 18/20 systématiquement quand vous étiez heureux avec votre 12/20. Pourtant sur ce coup là, je n'ai pas trop sû m'évaluer... Merci pour vos encouragements.
05 mai 2008
Ardéchois - 1er...de la consolante
Ce week-end avait lieu le trail de l'Ardéchois, 14ème du nom et cadre de la première manche du challenge national des trails, à 900km de la BZH à Désaignes.

Départ samedi matin, 8h sous un beau soleil. Le départ est donné pour les 1000 coureurs participant au trail de l'Ardéchois. Le départ est commun aux 2 courses (34 et 57) et la bifurcation (ou le choix) se fait au 28ème kil. Inutile de vous dire que je n'ai pas fait 900 bornes pour courir 34 bornes !
La course est donc lancée sur de bonnes bases avec tous les "targets" du 34. Derrière, un groupe plus raisonnable composé de Vincent Delebarre, Gilles Guichard, Dawa Sherpa, Thomas St Girons et ma pomme géront pour le 57. Seul Emmanuel Gault a pris la poudre d'escampette.
La première montée vers le château de Rochebonne fait déjà une grosse sélection. Je m'échappe du groupe des 57, et ratrappe Emmanuel. A la citadelle, nous sommes 4ème et 5ème de la course (1er et second du 57). Tout roule.
Je passe au premier ravito (km22), 3ème de la course (1er du 57). J'ai réussi à décrocher Emmanuel et j'ai 3 minutes d'avance sur le groupe Guichard. La montée se poursuit sereinement, je rattrape le second puis je suis en tête de course en dépassant à 1 ou 2km de la bifurcation, le leader du 34km.
Bifurcation : je vois le panneau 34/57. Je m'arrête ! J'hésite. Je me lance sur le 34, je fais 100m, je reviens à la bifurcation pris de remords. Je croise le second du 34 qui se demande ce que je fous !
_"j'hésite..."
_"Pas moi, je descend direct"
Et là, je sais pas ce qui m'a pris; mais je suis descendu. Je ne vais pas vous donner les raisons de ce choix, vu que depuis 3 jours et dès la minute où j'ai pris ce chemin je me pose constamment cette question... Pourquoi ?
Sans rien enlever à la valeur du trail de 34km, et surtout à la perf de Gilles Guichard, je peux vous assurer que j'ai les boules et le sentiment d'être passé à côté de quelque chose.
Alors pourquoi ? Actuellement je n'ai qu'une réponse... Vous connaissez le Moscato show? Chaque lundi, ils élisent le Frelon d'or (le sportif qui s'est particulièrement illustré sur le WE) et chaque vendredi, la Pompe à vélo...
Et bien, je suis une GROSSE POMPE à VELO !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
22 avril 2008
Jura - Part 2/3

2ème épisode de ma rencontre avec le Jura...
Ce week-end, le team Salomon et quelques autres trailers (Dawa Sherpa, Arnaud Perrignon...) se sont retrouvés du côté de Morez, à l'invitation de l'équipe de transorganisation, organisateur de la transjurassienne et de la 1er édition de la transju'trail le 1er juin.
Pour les détails, direction le blog du team
15 avril 2008
Course nature du Brandifout - 1er

59'50 pour 17.600 sur un circuit up & down
Les résultats ici
11 février 2008
Le Grand-Brassac - 1er
Ce week-end, avait lieu la 5ème édition du Grand-Brassac, en Dordogne. Un trail de début de saison, en 2 étapes organisé par le GIPSport Aventure.
Samedi 8h : Départ de Lanester en car. Jacques (Yanoo.net) organise chaque année un déplacement groupé vers la course. Nous sommes 63 dans le bus, de toute la région. Une bonne quarantaine d'autres bretons nous rejoindront par leurs propres moyens dans le Périgord. Pour le dépaysement, c'est foutu !
Etape 1 : 19h- Nuit fraîche, étoilée et sans lune. Le départ est donné pour l'épreuve de nuit qui se déroule sur 18km et 800m de D+ annoncé (en fait y'a moins ~600). Une boucle dans le village et la course est lancée. Je m'étais promis de rester sage pendant 10 bornes et jauger les coureurs mais en fait j'ai pas pû m'empêcher de mettre une grosse mine à la sortie du village. La pratique du cross depuis 2 mois donne au départ des trails, une ambiance un peu pépère. Du coup au bout de 1500m, j'étais seul...Bonne statégie en soi puisque je termine la course avec 6'20 d'avance sur le second, Gérald Ahyee-Labart et 7' sur Nicolas Darmaillacq. Je n'aurai plus qu'à contrôler demain.
Dimanche 10h - Etape 2 : Après une nuit paisible dans le gymnase de Grand-Brassac, départ pour le 28km en compagnie de coureurs frais venus faire uniquement le 16km de jour. Le départ est un peu plus actif et je reste en retrait. Au 5ème kilo, je passe 2' plus lentement que la veille de nuit...car on emprunte le même circuit que la veille avec une boucle de 12 km en + : leparcours. A la bifurcation du 16/28, je suis seul en tête et j'effectue le retour sereinement mais pas facilement. Le passage du filet, puis des cordes et la succession de montées/descentes commencent à peser. Je termine la course un peu fracassé musculairement ! Il va falloir réapprendre à courir longtemps...longtemps...longtemps !
Derrière Nico Darmaillacq fait parler son expérience du long (Top 10 à l'UTMB 2007 - son blog) et s'empare de la seconde place du 28 et du défi. Gérald Ahyee-Labart (Biscarosse) termine 3ème.
Bref, un bon we sous un soleil printanier et qui nous replonge dans l'ambiance trail et les discussions autour des objectifs de chacun pour l'année à venir ! Ce samedi et dimanche, tout le monde était motivé autour du barnum où la bière était servi gratis et à volonté...c'est çà aussi le Grand-Brassac !
Photos by Bob & Nicolas Darmaillacq
20 janvier 2008
Programme 2008
Programme pour 2008
Février : Grand Brassac
Mars : Petit Ballon d'Alsace
Avril : Trail de la vallée de la Chevreuse
Mai : Trail de l'Ardéchois
Juin : Transju'trail et marathon du Mont Blanc
Juillet : Trail du bout du Monde ou 6000 D si dans le coup pour le classement du challenge Salomon
Septembre : Trail de la côte d'Opale
Octobre : Trail de Buis les Baronnies si dans le coup pour le Challenge national des Trails et Templiers
15 décembre 2007
Le site du challenge Salomon 2008
22 novembre 2007
TECH NOZ TRAIL FR3
TECH NOZ TRAIL FR3
Vidéo envoyée par BRUNODI
La 1ère édition du TECH NOZ TRAIL a PLOUZANE (Finistère), organisé par l'équipe du Trail du bout du Monde. Victoire de Philippe Kerbaol (même pas de suspens!!!). 400 participants
Reportage de France 3 Iroise.












