Trail Running & Co...

Le blog de Christophe Malardé

15 novembre 2007

Vu dans le Télégramme

20071115_ABLMalarde_W001ADERNIÈRE ÉPREUVE DU CHALLENGE NATURE ARMOR-ARGOAT, DIMANCHE À NOSTANG.
Le trail creuse son sillon

Ils seront plus de 800, dimanche matin à Nostang, au départ du trail « Entre mer et campagne », quatorzième et dernière épreuve du challenge nature Armor-Argoat 2007. Un final qui s’annonce donc de toute beauté pour un challenge qui a confirmé, cette saison, qu’il surfait sur la vague du succès. Petit tour d’horizon en compagnie de Philippe Ehouarne, président du comité d’organisation du challenge.

- Nostang accueille dimanche la dernière manche du challenge. Quelle est la spécificité de cette étape ?
« C’est la quatorzième et dernière étape du challenge, c’est aussi celle qui réunit la plus grosse participation, avec plus de 800 personnes attendues au départ des deux courses. Un succès qui tient au fait que c’est une épreuve pas trop vallonnée, donc accessible au plus grand nombre, et qui se dispute dans un cadre très sympa, au bord de la ria. De plus, à cette saison, il n’y a pas beaucoup d’épreuves sur le grand Ouest, ce qui fait que l’épreuve de Nostang arrive à drainer des concurrents venant même de Loire-Atlantique. »

- La force du challenge, c’est de proposer une grande diversité de parcours...
« C’est vrai qu’à part Riantec, on n’a pas d’autres épreuves côtières. Car même si Cléguer n’est pas loin de la côte, on est sur d’autres paysages. L’un des attraits du challenge, c’est vraiment la variété des terrains et des paysages, entre les crêtes, les chemins creux, les sentiers, les bords de rivières... Jusqu’aux Foulées du Lain, à Gestel, qui se disputent sur un autre format et permettent un premier contact avec le trail. Chaque parcours a sa spécificité et propose un panorama différent. »

- Entre épreuve de masse et course au classement, le challenge a-t-il trouvé sa voie ?
« On privilégie l’esprit convivialité, c’est clair, même s’il y a des compétiteurs. Mais si on ne cherche pas à dégager l’élite du trail en Bretagne, avec Christophe Malardé, 2 e du trail des Templiers, et Virginie Nouri, on a les deux meilleurs traileurs bretons dans notre classement. L’an passé, on avait 160 coureurs classés ; cette année, ils seront 230 à avoir disputé au moins sept épreuves. C’est un noyau dur intéressant, avec des gens qui ont plaisir à se retrouver régulièrement. »


- Depuis l’an passé, le succès ne se dément pas. Quelles évolutions peuvent être envisagées ?

« Hormis deux courses, toutes les épreuves ont augmenté leur participation cette année. La mayonnaise prend, le concept fonctionne. Après, on va limiter le nombre d’épreuves, on a déjà dû refuser certaines demandes. L’an prochain, on aura une seule épreuve supplémentaire avec le trail Buguel Noz (NDLR : Bergers de la nuit en breton), organisé par Christophe Malardé. C’est une course originale, qui se disputera en été à la tombée de la nuit. Ce sera aussi la seule course en ligne du challenge. On n’a aucune crainte sur l’organisation, parce que l’on connaît Christophe, c’est un garçon exigeant avec lui-même. Et les courses organisées par les coureurs, ça fonctionne. »

- Votre système de classement, sur sept épreuves avec bonus pour chaque participation supplémentaire, sera-t-il reconduit ?
« On va maintenir ce système, et peut-être modifier le système de bonus pour ceux qui ne se retrouvent pas dans le haut du classement, afin que le bonus ait aussi pour eux un impact sur le classement. On soumettra un certain nombre de choses lors de la soirée de remise des prix. Mais on ne dérogera pas à ces principes. » Trail entre mer et campagne dimanche à Nostang, 26 km à 9 h 30 et 17 km à 10 h. Renseignements et Inscriptions : 02.97.65.72.78.


Recueilli par L. A.  source : http://www.letelegramme.com/

Légende photo : Christophe Malardé, vainqueur du challenge 2007, passera également du côté de l’organisation l’année prochaine avec une épreuve en semi-nocturne qui s’annonce musclée (Photo Anne Le Nézet).

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05 avril 2007

Vu dans Ouest-France du 4 Avril 2007

Gilles Diehl réussit sa rentrée

Challenge national des trails Salomon. Pour sa rentrée, Gilles Diehl n'a pas déçu. Il décroche le bronze au trail de la vallée de Chevreuse.

gillesA Auffargis dans les Yvelines, la deuxième manche du Challenge national des trails Salomon n'avait rien d'une partie de plaisir : 50 km au menu avec une succession ininterrompue de courtes montées et descentes. Ce profil en dents de scie a nécessité des efforts violents et répétés heureusement compensés par un sol relativement souple. Annoncé favori, le Varois Samuel Bonaudo signe le meilleur temps scratch et prend du coup la tête du classement général provisoire. L'ancien Morbihannais Stéphane Bégaud a longtemps occupé le devant de la scène, « mais je ne me suis jamais affolé, assure Bonaudo. Évoluant avec Jérôme Trottet alternativement en deuxième et troisième position, nous avons stabilisé l'écart avec Stéphane, avant de le rejoindre et dépasser à 12 km de l'arrivée. Sur la fin, j'ai été un peu plus rapide que Jérôme. »

Pour sa rentrée sur le circuit Salomon, le spécialiste longue distance Gilles Diehl avait à coeur de briller. Le coureur de Quéven termine troisième et premier V1. « Il était vraiment costaud ce parcours, très technique. On m'avait bien prévenu de partir prudemment sur toute la première moitié, j'ai bien fait ! » Au classement provisoire, Gilles Diehl rejoint ainsi ses deux compères du Morbihan, Christophe Malardé et David Pasquio, laissés au repos ce week-end. Dans le tableau féminin, la belle surprise est venue de la Costarmoricaine Sandra Le Nouvel qui décroche la deuxième place derrière la Savoyarde Josiane Piccolet. Prochaine étape du challenge, le 6 mai, avec le trail du Nivolet Revard.

Résultats : 1. Samuel Bonaudo (Toulon) 4h45'03, 2 Jérôme Trottet (Panissières) 4h47'54, 3 Gilles Dielh (Quéven, 1er V1) 4 h54'05. Féminines : 1. Josiane Piccolet (Drumettaz Clarafond) 6 h11'47, 2. Sandra Le Nouvel (Saint-Gilles Pligeaux, Breizh team), 3. Agnès Blum (Saint-Vrain).

Les Morbihannais dans la course : 1er V1 Gilles Dielh (Quéven) 4h54'05, 2e V2 Jean-Claude Lambert (Gestel) 6h40'15, 4e V1 Yolande Olivier (Calan) 7h39'07, 5e V1 Josiane Le Pichon (Cléguer) 7h39'14, 10e V1 Christian Février (Quéven) 6h00'15, 11e V1 Gwenaël Le Bouille (Languidic) 6h02'27, 15e sen. Grégory Mouchet (Hennebont) 5h46'36, 17e sen. Sébastien Grandin (Bignan) 5h56'08, 18e V1 Stéphane Le Boudouil (Cléguer) 6h22'17, 20e V2 Francis Rivalain (Pont-Scorff) 7h27'55, 21e V1 Christian Guéhennec (Plouay) 6h29'29, 25e sen. Gurvan Jan (Locoal-Mendon) 6h05'49, 26e V1 Bernard De Saint-Jan (Quéven) 6h41'13, 27e V1 Stéphane Iziquel (Pont-Scorff) 6 h43'31, 29e sen. Stéphane Mebon (Caudan) 6h10'23, 34e V2 Guy Girardin (Pont-Scorff) 8h01'22, 42e sen. Fabrice Eveno (Cléguer) 6h29'29, 54e sen. Cédric Catto (Vannes) 6h53'46, 77e V2 Joseph Le Guélaud (Lorient) 10h22'40.

Ouest-France


Ref : www.maville.com

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15 mars 2007

Vu dans Ouest-France du mercredi 14/03

chev1Les Bretons sur les pentes du Ventoux

Challenge national des trails Salomon. La saison débute dimanche dans le Ventoux. Avec Malardé et Pasquio, les Bretons seront bien représentés.

Etape d'ouverture du Challenge national Salomon Endurance, le trail du Ventoux réunira, dimanche, sur les pentes du géant de Provence, un échantillon complet de la France qui court. Au menu : deux parcours de 22 ou 40 kilomètres tracés dans de somptueux paysages à la végétation et faune étagées. « Toutes les régions de l'Hexagone et 54 départements sont représentés à travers 800 concurrents », annoncent fièrement les organisateurs.

La quasi-totalité des meilleurs Français seront sur la ligne de départ avec entre autres, Christophe Jacquerod vainqueur de la Diagonale des Fous en 2006, Jérôme Trottet, trois fois lauréat de la Course des Templiers, Gilles Guichard, Samuel Bonaudo troisième au Marathon des Sables 2005, Thomas Lorblanchet deuxième du Challenge Salomon 2006, Grégory Vollet, Serge Barthès, Aurélien Brun, sans compter la présence du Népalais Dawa Daichiri Sherpa, coureur le plus titré sur les ultra trails. « Ça promet une belle bagarre », lance Christophe Malardé (BSA Inguiniel), le vainqueur du Challenge 2006 dont l'objectif cette saison sera de « découvrir de nouvelles courses et de s'aguerrir sur les parcours de montagne. »Après une première partie de saison consacrée aux 100 km, David Pasquio (Guidel) devrait rapidement rejoindre son camarade morbihannais sur le circuit Salomon. Tout comme Gilles Diehl (Quéven) qui fera sa rentrée dans la vallée de Chevreuse début avril. On suivra également les débuts de la première équipe régionale de trail : la « Breizh Team Trailers du bout du monde Kalenji » emmenée par la Finistérienne Françoise Kerbaol, candidate au trône.

Loïc TACHON.


Ouest-France - Edition du Mercredi 14 mars.

Source : maville.com

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17 octobre 2006

Diagonale des fous

Vu dans le Télégramme de Brest du 17/10/2006. Un excellent article sur la Réunion

Raid de La Réunion. Ils sont fous ces Bretons !

L’île de La Réunion, petite terre française dans l’océan Indien, n’est pas qu’une destination de rêveReunion_W001A pour les jeunes mariés. C’est aussi le théâtre d’une des courses à pied les plus dures au monde : Le Grand Raid de La Réunion, appelé aussi La Diagonale des fous. Au programme, 143 km du sud au nord de l’île et 8.000 m de dénivelé positif. Pour la 14 e édition, à partir de vendredi, 25 Bretons prendront part à cette aventure. Leur objectif : enfiler le t-shirt jaune marqué d’un « J’ai survécu ».

Le Grand Raid est à La Réunion ce que le Tour de France cycliste est à la métropole. Le week-end prochain, le cœur de l’île battra au rythme de celui des 2.500 concurrents, dont 500 métropolitains, qui oseront défier cette montagne posée sur la mer.

Gilles Diehl Réunionnais de cœur

Finir la traversée de l’île, c’est être garanti de recevoir le respect de tous les Réunionnais. Quant à celui qui gagne, il est idolâtré à jamais. Le Morbihannais Gilles Diehl, l’un des deux seuls « z’oreilles », surnom donné aux métropolitains par les Réunionnais, à avoir remporté l’épreuve en 2000 peut en témoigner. « C’est l’un de mes plus beaux souvenirs sportifs. Les gens me demandent de revenir ». Gilles Diehl est d’autant plus respecté qu’il avait franchi la ligne d’arrivée avec Thierry Técher, véritable star à La Réunion. « Pour moi, la convivialité et l’amitié priment sur la course ».

De 20 à 60 heures

La Réunion est une course hors norme. « C’est une longue randonnée », assure Diehl. Une « balade » qui dure tout de même de 20 heures pour les meilleurs à 60 heures pour les derniers et où tous les concurrents n’ont qu’une certitude : souffrir. Le parcours est terrible avec la montée vers le volcan, la traversée d’étendues désertiques, les cirques et leurs remparts abrupts... Ajoutez à cela, la chaleur, l’humidité et un dénivelé hors du commun, et vous obtiendrez la course en une seule étape la plus dure au monde. Si les meilleurs ne passeront qu’une nuit dehors, les autres, la grande majorité, auront droit à une deuxième nuit à la belle étoile. C’est là qu’interviennent les défaillances. C’est là que le mental lâche quand le physique ne suit plus depuis fort longtemps. Il n’est pas rare de voir des coureurs, exténués, dormir à même le sol. Mais heureusement que les bénévoles veillent. Aux différents points de ravitaillement, ils sont aux petits soins avec les concurrents. Ils les appellent par leur prénom, vérifient qu’ils sont encore lucides et les aident à se ravitailler.

« On s’ennuie sur un semi-marathon »

Mais qu’est-ce qui pousse des hommes et des femmes à prendre part à cette course où, par le passé, deux concurrents ont laissé la vie ? La plupart des coureurs répondent que c’est par défi personnel, qu’ils veulent voir où sont leurs limites. Et si la souffrance est inévitable, tous ne parlent que de bonheur, d’émotions très fortes, de grandes amitiés, de solidarité. Des valeurs qu’ils ne trouvent peut-être plus dans la vie de tous les jours. « Lorsqu’on a couru Le Grand Raid, on s’ennuie sur un semi-marathon », assure un coureur de la région morlaisienne qui, malgré 35 heures de souffrance l’an passé, repart cette année. Le départ aura lieu vendredi à 1 h du matin, heure locale (jeudi à 23 h, heure française). Possibilité de suivre la course en direct sur www.grandraid-reunion.com.

David Pasquio. « C’est une vraie drogue »

Vingt-cinq Bretons disputeront le Grand Raid de la Réunion le week-end prochain. Parmi eux, le Morbihannais David Pasquio, quatrième de l’épreuve en 2004. Pasquio_W001A

- Comment êtes-vous venu au trail ? « Je suis un ancien footballeur. Je pratique la course à pied depuis quatre ans. Je suis rapidement passé au trail car j’aime courir dans la nature et j’ai vite remarqué que j’arrivais à faire la différence lorsqu’il y a du dénivelé ».

- Qu’est-ce qui vous plaît dans cette discipline ? « J’aime me surpasser, aller au-delà de mes limites. J’aime aussi découvrir des paysages et aller vers les gens. Le trail, c’est tellement dur qu’on est obligé de s’aider. On fait des rencontres extraordinaires. Dans le trail, les gens sont humbles. J’ai vécu des émotions que je n’ai jamais connues en vingt ans de football. C’est un sport sans argent ou presque, ça reste sain ».

- Comment avez-vous découvert le Grand Raid de La Réunion ? « Ça remonte à une dizaine d’années. J’avais vu un reportage à la télévision et j’avais dit à mes parents : " Je le ferai un jour ". Ils m’ont répondu : " Ça ne va pas " ».

- Quelle est la particularité de La Réunion par rapport à d’autres trails ? « 147 bornes, plus de 8.000 m de dénivelé positif, ce n’est pas accessible à tout le monde du jour au lendemain. Il faut un entraînement très dur et il faut être costaud mentalement. Ça ne se prépare pas en une semaine ou quinze jours ».

- La Réunion est-il le trail le plus dur au monde ? « Par rapport à ceux que j’ai faits, je réponds oui car c’est une course qui dure, pour moi, environ 24 heures. Il faut gérer des tas de paramètres, la nourriture, le dénivelé, la chaleur... Tout peut arriver, la défaillance, la blessure. On ne peut rien annoncer à l’avance ».

- Vous retournez à La Réunion pour la troisième fois. Comment se sont passées vos deux premières participations ? « Il y a quatre ans, j’ai abandonné à cause d’une tendinite. Avec le recul, je me dis que j’étais inconscient de faire ça. Je venais juste d’arrêter le foot et je n’avais que trois mois de course à pied dans les jambes. En 2004, j’étais revenu pour finir. A la surprise générale, je me suis classé quatrième. J’avais souffert mais pas énormément car je ne m’étais jamais mis dans le rouge. Au ravitaillement, je m’arrêtais trois quarts d’heure là où les premiers ne s’accordaient que cinq minutes. Je me faisais masser et je repartais ».

- Vous y retournez pour faire mieux... « J’y vais sans pression car je viens surtout pour les vacances. Je vais faire de la randonnée derrière. En fait, je profite toujours de mes courses pour voyager et visiter des régions ».

- Quelles sont les qualités requises pour boucler ce trail ? « Il faut être humble vis-à-vis de la montagne. On part de nuit et on attaque par 25 km de montée jusqu’au sommet du volcan à 2.400 m d’altitude. Il faut être dur au mal, accepter la souffrance mais il ne faut pas hésiter à s’arrêter aux ravitaillements et à se faire masser pour reprendre des forces ».

- Comment se prépare-t-on ? « Je cours tous les jours. En période de préparation, je fais entre 15 et 18 heures par semaine et je fais un gros travail de côtes car le problème, c’est qu’ici on n’a pas de montagne. Mes plus longues sorties durent trois heures. Aller au-delà ne sert rien ».

- Que répondez-vous aux gens extérieurs à votre sport et qui vous prennent pour un fou ? « Tout le monde est capable de le faire à partir du moment où l’on s’entraîne correctement et à condition d’avoir le mental. Après, chacun va à son rythme. Les gens qu’on rencontre, l’ambiance qu’on y trouve, tout cela donne envie de retourner dans ces courses-là. On finit crevé en se disant plus jamais ça et puis, oon y revient. C’est une vraie drogue ».

David Pasquio en bref

31 ans. Vit à Guidel. Pompier professionnel à Lorient. Licencié à Quéven Athlétisme, membre du Team Salomon.
2006 : 9 e du Marathon des sables (230 km); 3 e de l’Euskal Endurance (67 km); 2 e du Marathon du Mont-Blanc (42 km).
2005 : 6 e du Marathon des sables; 3 e de la course des Templiers (67 km).
2004 : 4 e du Grand Raid de la Réunion (140 km).

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07 juillet 2006

Télégramme de Brest - 6/7/2005

LE TRAIL DU BOUT DU MONDE, DIMANCHE DE PLOUZANÉ À SAINT-MATHIEU

Christophe Malardé tentera la passe de trois

barbe06fHuitième du Challenge National, grâce à ses succès dans la Vallée de Chevreuse et à Guerlédan, avant la cinquième étape disputée dimanche, entre Plouzané et la Pointe Saint-Mathieu, Christophe Malardé tentera la passe de trois dans le Trail du Bout du Monde promis à une belle fréquentation.

C’est dans la boue des cross et les sous-bois hivernaux que Christophe Malardé s’est forgé son premier palmarès d’athlète. Grâce à une présence régulière sur le podium du championnat du Morbihan qu’il enleva en 2000, avant de se classer dixième au Bretagne à Pluvigner la même année, puis treizième à Plouarzel en 2004.

Le cross d’abord

Bien que la passion du trail l’ait saisi, il n’est pas disposé à renier ses premières amours. « Le cross, j’adore ! Il me permet d’acquérir de la vitesse. Cest là aussi que se dégage une vraie hiérarchie entre des concurrents qui viennent aujourd’hui d’horizons très divers. Je ne suis pas prêt de le délaisser pour le trail », prévient cet adepte également des courses d’orientation, mais plus de la piste. « A 31 ans, je n’y ai plus de record personnel à battre ». Christophe Malardé a mis quelques années à se tanner le cuir, avant de devenir un concurrent performant sur un trail. « Lors de mon premier trail sur une distance de 45 km dans l’Aubrac en 2001, j’ai abandonné après le 30 e km. J’étais un peu dégoûté, car je ne pensais pas que ça allait être aussi dur. La distance est parfois comparable à celle d’un marathon, mais on met 50 % de temps en plus pour la boucler, car le parcours peut présenter pas mal de dénivelé et obliger parfois à marcher. 

Pour bien appréhender la distance et ne pas défaillir, j’ai dû disputer un ou deux trails par an ».

« Je dose mieux mes efforts »

Christophe Malardé connut ses premières places d’honneur la saison dernière : 3 e à Guerlédan, 8 e dans l’Aubrac. Il connut aussi un éclat dans le Trail des Templiers dans l’Aveyron (75 e ). « Je me suis souvent effondré dans les derniers kilomètres. Aujourd’hui, j’arrive à mieux doser mes efforts ». Le licencié du BSA Inguiniel n’explique pas autrement ses sensibles progrès cette saison et sa réussite sur les 52 km de Guerlédan (qu’il a partagée avec Gilles Diehl) et auparavant dans la Vallée de Chevreuse. « Le plaisir de voyager, de découvrir de jolis espaces naturels » a beau entretenir son attirance pour le trail. Il ne se laissera pas submerger dimanche par la beauté sauvage du parcours tracé en bordure de la rade de Brest. « Mon grand espoir est de gagner, mais d’abord de ne pas compromettre ma position au classement du Challenge et de récupérer des points. Il faudra que je figure dans les cinq premiers à la Pointe Saint-Mathieu. Ce qui imposera de faire une belle course, car la concurrence va être relevée ». Il consacrera ensuite la fin de l’été à préparer la quatrième et dernière levée de sa saison de trail, l’Euskal Endurance en septembre au Pays Basque.

JJ

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